Affichage des articles dont le libellé est tramway. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tramway. Afficher tous les articles

Principales dates du tramway en France

Quelques dates :
- 1775, créé par John Outram (traction animale). 
- 1809, premier tramway pour voyageurs, à traction animale, Gloucester/Cheltenham (G.-B.). 
- 1832, l’ingénieur français Louba crée tramway New York/Harlem. 
- 1853 : ouverture de la ligne Concorde/Versailles. 
- 9 août 1873 : Mac-Mahon déclare d'utilité publique « l'établissement d'un réseau de voies ferrées desservies par des chevaux dans Paris et sa banlieue ». 
- 14 août 1876 : première ligne de tramways à vapeur (système Harding) gare Montparnasse/gare d'Orléans. 
- 1881 Berlin : premier tramway électrique (Werner von Siemens).

Premier tramway électrique au monde, à Lichterfelde, près de Berlin, construit par Siemens© Siemens AG, Transportation Systems

- 1888 : l’ingénieur suisse Thory ouvre ligne Vevey-Montreux (électrique) et le 1890-7-1 Clermont-Ferrand, ligne Montferrand/place de Jaude (électrique). 
- 1936, Paris : restent 28 lignes, 210 km ; autobus : 202 lignes (1 672 km). 
- 15 mars 1937 : dernière ligne de tramway parisienne intra-muros (123-124) supprimée. 
- 14 août 1938 : dernière ligne de banlieue (112) supprimée. 
- Après 1945 : nombreuses suppressions, les réseaux, peu modernisés avant 1939, sont à bout de souffle (matériel roulant ancien, voies et installations ont souffert du manque d'entretien). 
- 1966 : suppression à Valenciennes, seules 4 agglomérations conservent un réseau ou 1 ligne : Marseille : ligne 68 (Noailles-St-Pierre avec souterrain de 1 km pour accéder centre-ville) ; Lille/Roubaix/Tourcoing ; St-Étienne : ligne nord-sud « Bellevue-Terrasse » ; Laon. 
- 1974 : Marcel Cavaillé, secrétaire d'État aux Transports, lance un concours pour un mode de transport en site propre ; Alsthom proposera Citadis (tramway articulé à plancher bas partiel). 
- 7 janvier 1985 : Nantes, Alsthom propose le premier tramway articulé standard. 
- 1987, premier tramway articulé avec plancher surbaissé sur 70 % de la largeur du véhicule (type Grenoble). 
- 1994, Eurotram : premier tramway entièrement surbaissé. 


L'Art s'expose à la gare des Tramways


En ce dimanche 13 mai 2012,
lors de l’ouverture de la gare des Tramways de Saint Denis d'Orques,
nous avons voulu rassembler les artistes résidant 
sur la commune et aux environs.



Cette exposition a pour but de valoriser les valeurs des uns et des autres 
dans un esprit convivial et de montrer le savoir-faire artisanal de la région.








Un concert a été donné, dans l’après-midi, par l’Harmonie municipale
et a été suivi du verre de l’amitié.






Beaucoup de monde sont venus découvrir les stands et nous les en remercions.

Les documents sur l’histoire des Tramways de la Sarthe évoluent en fonction de nos recherches.
Nous vous invitons à venir les découvrir.

À bientôt.


Les transports d’autrefois

Le train

Quand il fut officiellement décidé de construire une ligne de chemin de fer entre Paris et Brest, deux villes se disputèrent le passage de la voie : Alençon et Le Mans. Ces deux cités avaient déjà compris l’intérêt pour elles de voir ce nouveau mode de locomotion faire étape dans leurs murs. Le Mans l’emporte et la gare est inaugurée le 28 mai 1854. Elle est construite à l’écart du centre-ville, et on doit ouvrir une liaison entre celle-ci et la place des Halles, devenue aujourd’hui place de la République. La réalisation est inaugurée en partie par le Maréchal de Mac-Mahon, en 1874. C’est l’avenue Thiers, puis le boulevard René Levasseur.

La gare est inaugurée le 28 mai 1854.

Le tramway départemental

On crut un moment, en cette fin du XIXe siècle, que le rail dominerait la route. Le réseau des grandes lignes laissant à l’écart les petites bourgades, le conseil général du département de la Sarthe décide d’ouvrir un réseau de tramway à vapeur à voie étroite, circulant en grande partie le long des routes existantes, afin d’en limiter au maximum le coût d’exploitation. Sous l’impulsion de Joseph Caillaux, alors Ministre des Finances et Président du conseil général de la Sarthe, le 6 mars 1880, une loi déclare d’utilité publique les deux premières lignes, puis en 1895, tout le réseau de la Compagnie des Tramways de la Sarthe.

Le conseil général décide de la création d’un réseau de tramway à vapeur à voie étroite.

Le premier réseau, construit de 1882 à 1888, se compose de trois lignes :
- Antoigné-Ballon (6,8 km),
- Le Mans – La Chartre (48,3 km),
- Le Mans – Saint-Denis d’Orques (45,7 km).

Ce premier réseau est construit dans l’intérêt général, sans tenir compte de considérations électorales ; il sera également le plus rentable et restera en service jusqu’à la fin. Le second réseau sera construit avec beaucoup moins de cohérence : de nombreux élus demandent que le tramway passe dans leurs communes. 
Il comprend trois lignes, ouvertes entre 1895 et 1898 :
- Le Mans – Saint-Cosme-de-Vair et Mamers – La Ferté-Bernard (72,4 km)
- Le Mans – Mayet (48,7 km), véritable tortillard, où on compte six stations en 25 km, sans tenir compte des arrêts facultatifs !

Le tramway à vapeur circule en grande partie le long des routes existantes.

Malgré la menace de plus en plus pressante de l’automobile, le Conseil Général décide, en 1908, de construire un troisième réseau, cédant ainsi et pour la seconde fois aux pressions des élus. Huit lignes composent cette nouvelle tranche, pour une longueur totale de 270 km, dont 68 ne seront jamais achevés : Le Mans – Château-du-Loir, Le Grand-Lucé – Saint-Calais, Foulletourte – La Flèche, Le Mans – Alençon, Fresnay-sur-Sarthe – Sougé-le-Ganelon, La Ferté-Bernard – Montmirail, Antoigné – Saint-Jean-d’Assé et Mamers – Alençon.

La Grande Guerre empêchera un quatrième réseau de voir le jour. 

Chaque commune fait des efforts pour permettre à ses habitants de se rendre à la gare la plus proche. Ainsi, en 1912, le conseil municipal d’Évaillé délibère sur la nécessité d’établir un pont sur le Tusson : « … Considérant qu’entre la gare d’Évaillé et le chemin de grande communication n°2, le chemin actuel servira non seulement aux habitants d’Évaillé, mais aussi à ceux de Cogners et d’Ecorpain qui viendront prendre le train ou apporter des marchandises dans la direction de Saint-Calais ou du Grand-Lucé. … »

La gare primitive du Mans, au Gué-de-Maulny, devient très vite trop petite, et il faut envisager son transfert. Les autorités choisissent un terrain en bordure de Sarthe, récemment libéré par la démolition de l’hôpital. Harel de la Noé est chargé d’établir les plans de cette nouvelle gare aux dimensions imposantes. Les travaux de construction commencent au début de l’année 1895 et terminent fin 1898. On voit s’élever le bâtiment des voyageurs, la remise des locomotives, le siège social et les bureaux, le grand hall métallique, le château d’eau et le mur de clôture. 

L’inauguration a lieu les 8 et 9 octobre 1898, en présence du Ministre de l’Agriculture et de M. Cavaignac, Président du conseil général de la Sarthe et ancien Ministre de la Guerre depuis un mois. De par le style qu’il donne à cette construction et à celle de La Ferté-Bernard, l’architecte Harel de La Noë est surnommé « Le Père Nougat ». La gare des tramways sera démolie en 1955.

Les travaux de construction s’échelonnent de 1895 à 1898.

Il faut construire des ouvrages d’art pour le franchissement de quelques difficultés naturelles ; on peut citer le pont de Loué et de Dehault (pont métalliques), le viaduc de Saint-Georges-le-Gaultier (en béton armé) qui ne sera jamais mis en service, et le fameux pont en X, au Mans, qui permet le croisement au-dessus de la Sarthe des voies de tramways de la Sarthe et de celles des tramways électriques du Mans.

Il faut construire des ouvrages d’art.

On a à déplorer quelques accidents, en particulier la catastrophe de Dehault en 1910, et à Villaines-sou-Lucé. L’exploitation de ces tramways cessera définitivement le 1er mars 1947. La route aura gagné la bataille.